Wenn diese Seite nicht korrekt angezeigt wird
gehen Sie bitte zur Originalseite



Arsenal Supporters en France - Les raisons d'un échec - Suivez toute l'actualité d'Arsenal en continu sur Gunners.fr

Les raisons d'un échec

Défaits 2-0 à Chelsea, les Gunners sont désormais à 9 points des Blues et pratiquement hors de la course au titre. Tentative d'explication d'un énième échec.

Les Gunners, auteurs pourtant d'une belle prestation collective d'ensemble, sont repartis bredouilles de leur déplacement à Stambford Bridge hier soir. Arsenal n'a pas fait mauvaise impression, loin de là, offrant un bien meilleur visage que face à Manchester United la semaine dernière, mais la puissance et l'efficacité de Drogba a une nouvelle fois fait très mal à la défense des Gunners. L'attaquant ivorien, véritable bourreau des Gunners depuis plusieurs saisons, n'aura eu besoin que de deux occasions pour plier le match en première mi-temps. Menés très vite 2-0, les Gunners ont tenté de réagir et se sont créés des occasions, mais ont plusieurs fois manqué le coche.                  Drogba assomme Arsenal

La faute à une défense solide de Chelsea composée d'un dernier rempart, le gardien de but Cech décisif, et à un manque d'efficacité en attaque. Au final, et malgré un domination d'Arsenal tout au long de la seconde mi-temps, ce sont les joueurs de Chelsea qui ont récolté les trois points reléguant les Gunners à 9 points. Autant dire que les espoirs de ramener cette saison la Premier League à l'Emirates Stadium sont désormais infimes. La course au titre, à présent, devrait donc se jouer entre Reds Devils et Blues. Comme d'habitude, serait-on tenté de dire.

Le visage que nous ont offert les Gunners hier après-midi n'avait rien de ridicule, au contraire du match face à MU. Pourtant, ils lâchent une nouvelle fois prématurément prise dans la course au titre, laissant le duo Chelsea-Manchester en découdre. Qu'est-ce qui a fait défaut à Arsenal ? Pourquoi les Gunners, qui n'ont pas semblé ridicule hier, n'ont pas pu faire mieux que ce résultat ? Quels sont les limites de la philosophie de Wenger qui ont des répercutions à l'heure actuelle ? 

Manque de poids en attaque

Etant donné les blessures longues durées de Van Persie et de Bendtner, Arsène Wenger a fait le choix de reconvertir Arshavin au poste d'attaquant de pointe. Le prodige Russe a certes des qualités intéressantes pour évoluer à ce poste comme la rapidité et l'explosivité, mais il lui manque 2 éléments importants : la taille et le physique. Il ne peut pas jouer en tant que point d'appuis comme le faisait admirablement Van Persie avant sa blessure. C'est-à-dire, recevoir un ballon dos au but, le conserver, résister au joueur dans son dos, puis faire une passe. Lorsqu'il reçoit un ballon dos au but, il le perd immédiatement. Adebayor

De plus, son 1 mètre 72 ne lui est d'aucune utilité sur les centres, du moins lorsque qu'ils sont aériens. Sagna peut faire 36 centres dans un match : Les Gunners ne marqueront sur aucun d'eux. En réaction, les Gunners utilisent beaucoup moins les centres, passent moins par les côtés, et le jeu s'en retrouve concentré dans l'axe du terrain. Mais à ce niveau de la compétition et face à un adversaire comme Chelsea, il est quand même handicapant de ne plus pouvoir utiliser l'option des centres pour marquer, d'autant plus quand l'axe est "bouché" par une défense imperméable. Arsenal a sans doute perdu gros avec le départ d'un joueur comme Adebayor, qui marquait bon nombre de buts sur des centres. Bendtner, longtemps blessé cette saison, pourrait lui aussi apporter son gabarit pour cette fin de saison. 

Des ailiers pas assez explosifs

Cette équipe se caractérise également par des ailiers pas assez explosif et limité physiquement. Nasri n'a pas la puissance et la vitesse d'un Malouda pour déborder réellement son adversaire ; et si tant est qu'il puisse le faire, il se retrouve de tout façon sur son mauvais pieds pour adresser son centre. Sachant pour rappel qu'il n'y aura personne à la retomber du centre ! Bien souvent, il revient donc en arrière et fait une passe dans l'axe : la différence n'est pas faite. De son côté, le jeune Walcott n'a également jamais fait la différence, se montrant impuissant physiquement face aux robustes défenseurs adverses. 

NasriArsenal, se basant essentiellement sur son jeu collectif huilé, se prive donc d'un attaquant puissant, d'un jeu sur les côtés débouchant sur des centres, et de véritables ailiers explosifs et dynamiteurs. Arsenal, c'est donc du beau football, des passes, et une domination collective sans partage. Vous me direz, c'est déjà bien. Mais le football, c'est aussi des frappes, des dribbleurs, des centres, et des buts. Voilà peut être ce qu'il manque à Arsenal aujourd'hui. Même si, il faut tout de même l'avouer, les Gunners, en jouant de cette façon aurait très bien pu marquer, tant ils exellent collectivement.

Manque de puissance physique

Ce qu'on pourrait par ailleurs reprocher à cette équipe, mais on l'a déjà plus ou moins évoqué auparavant, c'est un manque de puissance physique dans un championnat qui n'en n'est pas dépourvu. Face à des adversaires comme Hull et Blackburn, la différence technique est telle que les Gunners n'ont aucun mal à dominer les débats, mais face à des adversaires comme Manchester et Chelsea, qui allient à la fois le physique et la technique, ils sont bien souvent en souffrance. Arsène Wenger prend peut être un pari trop optimiste en se passant de la donnée physique dans un championnat comme la Premier League. D'ailleurs, les blessures à répétition qui touchent le club londonien depuis 2-3 ne sont sans doute pas sans rapport avec les carences physiques des joueurs. 

 

Naïveté défensive et gardien pas décisif

Les Gunners ont une nouvelle fois fait preuve d'une naïveté exaspérante et d'un manque de concentration criminel en défense. Des absences défensives trop nombreuses qui sont un véritable handicape dans la progression des Gunners au cours d'un match. Le premier but est inscrit suite à deux erreurs de marquage de notre défense ; sur le second la défense pourtant en supériorité numérique laissera beaucoup trop de place à Drogba. Deux buts offerts très vite aux Blues qui assomment les Gunners, lesquels vont tout de même offrir une très belle réaction en seconde mi-temps, en vain : le mal était fait.

Un défense naïve mais aussi un dernier rempart trop peu décisif. A quoi sert Almunia si ce n'est à attraper la balle si par miracle elle arrive sur lui ? Un club comme Arsenal ne mérite t-il pas un gardien de classe mondial, capable de sortir les parades décisives, de gagner à lui tout seul des matchs ? Le seul portier qui nous a gagné un match cette saison se nomme Mannone et il est troisième gardien. Combien de fois Almunia nous a sauvé ces dernières saisons ? 

Politique remise en question ?

En générale, les supporters Gunners ne critiquent pas la politique de Wenger. C'est plutôt son utilisitation à l'extrême qu'on a tendance à pointer du doigt. C'est-à-dire, vouloir jouer à fond la carte de la jeunesse, ne plus recruter suffisamment, ne pas remplacer les départs et faire trop confiance aux jeunes. Un transfert peut avoir de très bon effets sur un effectif comme on l'a vu avec Arshavin la saison passé. Wenger

Arsène Wenger souhaite aller au bout de ses idées, de sa philosophie de jeu, et de sa politique de management. Têtu, il s'obstine et souhaite que sa vision du foot triomphe sur le football business et les pétrodollars de Chelsea et Manchester City. Mais si il avait mis un peu d'eau dans son vin, en remplaçant notamment les départs et en apportant plus d'expérience et de physique, les Gunners ne seraient sans doute pas à cette place à l'heure actuelle. Au lieu de ça, si cette saison se termine vierge de tout trophée, ce qui est quand même envisageable, il va une nouvelle fois falloir s'attendre aux départs de plusieurs cadres qui seront remplacés... par des jeunes. Ce cercle vicieux ne semble pas avoir de fin...

 

S'inscrire

Réagir

Imprimer

Haut de Page
Accueil > Actualité > Article > Les raisons d'un échec

  • Noter l'article...